Le MACF ou l’illusion d’une souveraineté carbone européenne ?
Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières s’inscrit dans une tentative inédite de correction d’une limite structurelle des politiques climatiques européennes. Depuis la mise en place du Système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne, l’Union a progressivement construit un signal-prix du carbone destiné à orienter les comportements des acteurs économiques.
Les prêts verts : financer la transition ou en donner l’illusion ?
La transition écologique ne se limite plus à une affaire de normes ou d’engagements internationaux. Elle s’inscrit désormais dans une recomposition profonde des circuits de financement, au sein desquels le crédit public joue un rôle structurant. Le développement des prêts verts portés par les banques publiques françaises en constitue une illustration particulièrement révélatrice.
L’ambition écologique du zéro artificialisation nette se fragilise au fil des réformes
L’artificialisation des sols s’impose aujourd’hui comme l’un des angles morts les plus critiques des politiques environnementales contemporaines. Longtemps perçue comme la conséquence inévitable du développement urbain et économique, elle est désormais identifiée comme un facteur structurant du dérèglement climatique et de l’érosion de la biodiversité.
Le report du règlement sur la déforestation importée fragilise l’ambition écologique de l’Union européenne
Le 26 novembre 2025, le Parlement européen a acté le report d’un an de l’entrée en application du règlement européen sur la déforestation importée. Ce choix, présenté comme une mesure de simplification, traduit en réalité une tension structurelle entre l’ambition environnementale affichée par l’Union et les difficultés concrètes de mise en œuvre de ses instruments de régulation.
Le contrat à l’épreuve de l’écologie : vers une normativité environnementale des relations privées
Le contrat n’est plus cet instrument neutre que la tradition civiliste présentait comme un simple vecteur d’échange entre volontés autonomes. Il devient progressivement un outil de pilotage des comportements économiques, investi d’une fonction normative nouvelle, celle d’organiser la transition écologique au sein même des relations privées.
Stockage de données immatérielles : un impact bien réel
Depuis leur développement en France dans les années 1990, les centres de données ont considérablement proliféré, dépassant aujourd’hui les 250 installations. Selon l’ADEME, ils recouvrent une pluralité d’usages comme les centres internes d’entreprises, solutions d’externalisation pour le stockage de données, infrastructures de cloud, voire plateformes de minage de cryptomonnaies.
Une approche durable de la finance : le règlement SFDR
Le règlement dit SFDR, pour Sustainable Finance Disclosure Regulation, est entré en vigueur le 10 mars 2021. Il poursuit un objectif central d’harmonisation et de renforcement des obligations de transparence applicables aux acteurs des marchés financiers ainsi qu’aux conseillers financiers lorsqu’ils proposent des produits intégrant des caractéristiques extra-financières.
Comment appréhender les allégations environnementales ?
La directive européenne 2024/825, adoptée en 2024, modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs une meilleure protection contre les pratiques déloyales, vise à encadrer désormais les allégations environnementales des entreprises afin de lutter contre l’écoblanchiement et de garantir une information fiable aux consommateurs.
La garantie catastrophe naturelle
La garantie catastrophe naturelle (régime Cat-Nat) est une spécificité du modèle assurantiel français, instaurée en 1982 pour mutualiser les risques liés aux catastrophes naturelles majeures.
COMPRENDRE LA TAXONOMIE EUROPÉENNE
Le règlement (UE) 2020/852, dit règlement Taxonomie, constitue l’un des piliers du plan d’action européen en faveur de la finance durable. Son objectif est de créer un langage commun au sein de l’Union en matière d’activités durables, grâce à un système de classification qui identifie de manière homogène les activités économiques considérées comme contribuant à la transition écologique.
La loi « fast-fashion » votée au sénat
Le 10 juin 2025, le Sénat a adopté, avec modifications et à l'unanimité, la proposition de loi en première lecture. La proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile s’est déroulée dans un climat particulièrement tendu, marqué par une forte pression des acteurs du secteur de la mode éphémère et des offensives de lobbying.
Les enjeux de la loi Industrie Verte
Face aux défis du réchauffement climatique et à la nécessité de réindustrialiser la France de manière durable, la loi Industrie Verte s’inscrit dans une volonté de concilier performance économique et transition écologique. Promulguée en 2023, cette loi vise à faire de la France un leader européen de l’industrie décarbonée en accélérant la transition écologique des entreprises, en favorisant l’innovation et en renforçant la souveraineté industrielle.
L’ambitieuse loi devant réguler la « fast-fashion »
La « fast fashion », aussi qualifiée de mode éphémère ou ultra express, repose sur une logique de renouvellement accéléré des collections, encourageant une consommation à haute fréquence et à bas coût. Ce modèle implique alors un impact environnemental massif.
La loi AGEC va-t-elle assez loin ?
Si la loi AGEC se présente comme un jalon majeur vers une économie circulaire, elle n’échappe pas à de nombreuses critiques, tant sur sa méthode d’élaboration que sur ses effets concrets. Derrière une rhétorique gouvernementale volontariste, le texte révèle une structuration juridique lacunaire, marquée par une technicisation excessive des mesures et une fragmentation des dispositifs.
L’assurance des risques environnementaux
Les risques environnementaux désignent la probabilité qu’un accident survienne au sein d’une entreprise et qu’il engendre des répercussions négatives tant sur l’environnement naturel que sur le milieu humain, incluant les salariés, la réputation et les objectifs de l’entreprise.
Le droit du contrat d’assurance à l’épreuve des risques climatiques
Le système assurantiel français doit faire face à la potentialité de plus en plus marquée d’une crise d’ampleur provoquée par l’augmentation rapide et continue des risques climatiques. Le changement climatique intensifie la fréquence et la gravité des catastrophes naturelles, telles que les inondations, les sécheresses, les tempêtes ou encore les incendies.
Une volonté européenne de promouvoir l’éco-conception ?
Dans la lignée du Pacte Vert européen, qui vise une neutralité climatique de l’Union à l’horizon 2050, un nouveau jalon réglementaire a été posé en matière de durabilité des biens, il s’agit du règlement 2024/1781 sur l’éco-conception. Publié au Journal officiel de l’Union européenne le 28 juin 2024, ce texte marque une refonte majeure du cadre juridique applicable aux produits commercialisés dans le marché intérieur.